Les estimations de population issues des enquêtes annuelles de recensement de 2004 à 2006 qui viennent d’être publiées par l’INSEE montrent que contrairement au discours officiel de la municipalité, la population continue de baisser dangereusement à Lorient : 58 300 habitants estimés au 1er janvier 2005 contre 59 189 au recensement général de 1999, soit une perte de 889 habitants en 6 ans !
Lorient est une exception dans une situation générale en Bretagne plutôt excellente : + 158 000 habitants sur la même période 1999-2005 (dont + 45 000 en Morbihan). La plupart des grandes villes bretonnes, notamment Vannes, connaissent une augmentation sensible de population qui contraste avec la situation lorientaise.
La conclusion s’impose : cette nouvelle chute de la démographie lorientaise est donc bien le résultat d’une politique locale, conduite par la municipalité, qui s’est révélée incapable d’anticiper les mutations économiques et ne sait pas rompre le cercle vicieux du défaut d’attractivité : trop peu d’emplois à offrir (avec notamment un manque crucial d’emplois qualifiés), une fiscalité locale dissuasive pour les ménages et les entreprises, un pouvoir d’achat globalement en baisse.
Surtout, cette situation montre que nous sommes, lorientais, de moins en moins nombreux à supporter les lourdes charges dues aux équipements mis en service ces dernières années. Nos impôts augmenteront sans aucun doute dans les prochaines années.
Lorient est en train de perdre sa place de capitale de la Bretagne Sud : il est temps de réagir ! J'ai la conviction que seul un projet économique d’envergure et un projet urbain novateur pourra permettre de retrouver une prospérité perdue depuis longtemps et donc de reconquérir une réelle attractivité démographique. Ce sera aussi l'un des enjeux des prochains mois...
Les commentaires récents