Député, oui mais pour quoi faire ? (1) : ma biographie
L’élection législative est l’élection majeure de ce pays, à la suite de l’élection présidentielle. On ne s’improvise pas candidat à la députation du jour au lendemain. C’est le résultat d’un long processus de préparation et de maturation, personnel et collectif.
Un candidat lorientais.
Ma famille est attachée à ce territoire depuis les temps de la Compagnie la Compagnie
Mes grands-parents paternels vivent la période de la seconde guerre mondiale comme personnels détachés sur la base navale d’Oran, en Algérie. Le retour à Lorient n’en sera que plus difficile en 1947. Mes grands-parents maternels, quant à eux, se réfugient à Cléguer durant le conflit. Destins de lorientais ouverts sur le monde mais toujours attachés au territoire qui les a vus naître et grandir.
Ma mère élève ses trois enfants à la maison tandis que mon père exerce le métier de routier, notamment à la « Coop », institution lorientaise bien connue qui finira par succomber à la fin des années 70, faute d’avoir compris le mouvement inexorable de montée en puissance de la grande distribution.
C’est à Kérentrech, en 1972, que j’entre en cours préparatoire. Je réalise le « tour de l’église » : tout d’abord, l’école primaire à Kérentrech II (alors, séparée du CES), puis les années de collège avant de rejoindre le lycée Dupuy de Lôme où j’obtiens le bac C. Ensuite, j’intègre la classe préparatoire HEC afin de préparer dans de bonnes conditions l’examen d’entrée à Sciences Po Paris. Car, à la grande déception de ma famille, j’ai depuis longtemps renoncé à passer le « concours de l’arsenal » ! Je suis donc un pur produit de l’école laïque et républicaine. Ce n’est pas sans fierté que le petit lorientais, fils de famille modeste, franchit les grilles de la rue Saint-Guillaume dans le 7ème arrondissement. Diplômé de la section Service Public en 1988, j’entame le cycle de préparation à l’ENA.
Mon entrée dans la vie politique locale date de fin 1988 avec une première rencontre avec Patrick Bollet, secrétaire général du Parti Républicain UDF. En mars 1989, je suis 33ème – le plus jeune alors – de la liste conduite par le RPR Loïc Dufilhol et l’UDF Patrick Bollet. Lors de la campagne électorale, je remplace au pied levé le responsable des jeunes UDF, dans un meeting commun avec les jeunes RPR, Cité Allende, en présence du patron national des jeunes RPR de l’époque, un certain … Nicolas Sarkosy ! En 1995, je suis à nouveau candidat sur la liste d’opposition conduite cette fois-ci par l’Amiral Louis Le Hégarat. 11ème de liste, je peux entrer au conseil municipal même en cas de défaite, et on pense que la victoire est possible en ce beau mois de juin, après la victoire de Jacques Chirac à l’élection présidentielle un mois plus tôt. Déception, la liste passe seulement 9 élus…. En 1998, je suis candidat aux élections cantonales de Lorient Nord. On me promet « l’enfer », ce sera une expérience inoubliable, un second tour arraché au socialiste Henri Scanvic qui l‘emporte malgré tout avec 64% des voix. Mieux quand même que la première expérience électorale de Jean-Yves Le Drian à Belle-Ile-en-Mer au milieu des années 70 ! En 1999, j’entre enfin au Conseil municipal de Lorient. Je siège à la commission des affaires sociales mais surtout, mes collègues me laissent monter au créneau sur les dossiers budgétaires. Il est vrai que depuis 1990, je suis chargé de mission au Conseil régional d’Ile de France et depuis 1996, conseiller technique en charge des finances (un budget de 14 milliards de Francs !) au cabinet du Président.
En 2001, je mène la liste Lorient Gagnant, qui échoue au second tour avec 42% des voix. Puis en 2002, je suis désigné comme candidat unique par la commission d’investiture RPR-UDF-DL pour les élections législatives de juin, avant que la création de l’UMP vienne perturber le jeu : qu’importe, j’emporte la primaire à droite et au second tour, Jean-Yves Le Drian remporte l’élection avec seulement 372 voix d’avance ! Je suis battu, il faut bien le dire, par mon propre camp ! Il faut toujours retenir les leçons du passé…
En 2004, je conduis la liste UDF du Morbihan pour les élections régionales dirigées par le maire de Saint-Brieuc, Bruno Joncour : là encore, le pire nous est promis mais le score du premier tour, plus de 11% des voix sur la Bretagne
Je siège depuis 2004 au Conseil régional, au sein du groupe UDF, comme membre de la commission formation.
Mais la politique n’est pas tout dans ma vie. Le football est une autre passion. J’y « succombe » dès l’âge de 6 ans, à l’école de football de Lorient-Sports alors naissante. J’ai passé toute ma « carrière » de footballeur chez le doyen des clubs lorientais (section football du PL Lorient), d’abord comme joueur puis très rapidement comme dirigeant. J’ai présidé le club de 1995 à 2006. Le président du PLL, Robert Noblanc, m’a fait l’amitié, le 11 novembre 2006, à l’occasion des 90 ans de Lorient-Sports, de me remettre la médaille d’honneur du PLL. Je ne suis guère sensible en général aux « hochets » mais cette distinction amicale m’a fait très plaisir.
Mais j’ai aussi une vie « culturelle » qui m’a amené, dès 1982, à collaborer au Festival Interceltique de Lorient. Caissier à la grande parade, contrôleur de spectacles, serveur au service de restauration du FIL, j’aurai occupé tous les postes de base de la grande organisation du Festival. Je suis depuis fidèle à cette institution au sein de laquelle les dirigeants m’ont confié la responsabilité du Village Celte et de la restauration des délégations invitées au lycée Dupuy de Lôme. Le Festival, une formidable aventure humaine, de magnifiques souvenirs de copains, des émotions à nulle autre pareille (comme la première Nuit Celtique au Stade de France), bref, Lorient bat au rythme de son festival et ce n’est pas le moindre des paradoxes que Lorient la Républicaine
Il ne suffit bien évidemment pas d’être lorientais, de sentir un territoire, d’y être viscéralement attaché, pour prétendre le représenter à l’Assemblée Nationale.
J’ai professionnellement l’expérience de la gestion des affaires publiques et je crois disposer du recul nécessaire pour juger des forces et des faiblesses de notre système de gouvernance tant local que national.
L’exercice de mes mandats locaux, à Lorient (depuis 1999) comme à Rennes au Conseil régional de Bretagne (depuis 2004) me permet d’avoir une vision claire des enjeux d’avenir qui se posent pour le Pays de Lorient.
Depuis 7 ans maintenant, je dirige l’opposition lorientaise au Conseil municipal de Lorient. Les électeurs connaissent mon engagement, ma détermination à mener le combat pour l’alternance et mes convictions fondées sur la nécessité de renforcer notre potentiel économique au service d’un projet de société reposant sur les valeurs de responsabilité et de solidarité.
Il faut une voix forte, engagée, compétente et lorientaise pour défendre les intérêts du Pays de Lorient à l’Assemblée Nationale : je propose d’être cette voix comme Député de la circonscription.
Que pensez-vous du surnom qui
court à Lorient: Lorient-Perdant ?
Rédigé par: GAUCHE | 28 février 2007 at 18:54
il n'y a pas besoin d'être énarque pour bien diriger lorient, prof d'histoire, ça suffit !
Rédigé par: GAUCHE | 28 février 2007 at 19:01
Prof d'histoire? Faut pas déconner non plus!
Rédigé par: Marc | 02 mars 2007 at 16:15
Yen à marre des profs. Ca fait 25 ans qu'ils sont à la tête de Lorient, et on ne peut pas dire que le résultat soit glorieux. Un prof, ca ne connaitra jamais la vie active ; il rentre à l'école à 2ans et demi et la quitte au moment de partir à la retraite..... les profs vivent dans une bulle déconnectées des réalités; surtout à Lorient!
Rédigé par: Marc | 02 mars 2007 at 16:19
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Rédigé par: Olgunka-wp | 23 décembre 2008 at 02:09
slt , fabrice 1 bonjour de jean-louis de pryck.j espere que tu vas bien et que tout roule pour toi.le beau temps est la toujours bien.felicitation pour ta carriere.je te dis au plaisir et a bientot.a+++++
Rédigé par: de pryck jean louis | 01 juin 2009 at 19:16